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De Tunis à Haouaria : carnet de découverte d’une Tunisie aux multiples visages

Venu en Tunisie dans le cadre d’un stage, j’ai profité de mes journées libres pour parcourir le pays. De l’animation de Tunis aux grottes de Haouaria, chaque étape m’a révélé une atmosphère différente

 

Par Jules Le Pape, stagiaire au Point TN

Tunis • Juillet 2026 • Temps de lecture : 8 minutes

Découvrir un pays pendant un stage constitue une expérience particulière. Le quotidien professionnel permet d’observer la société tunisienne de l’intérieur, tandis que les week-ends et les journées libres offrent l’occasion de quitter ses habitudes pour explorer de nouveaux lieux.

Depuis mon arrivée, j’ai visité Tunis, La Marsa, Sidi Bou Saïd, Bizerte, Sousse, Hammamet et Haouaria. Ces destinations sont parfois proches, mais chacune possède son propre rythme, son atmosphère et son identité.

Les étapes : Tunis ;La Marsa ;Sidi Bou Saïd ;Bizerte ;Sousse ;Hammamet ; Haouaria

Tunis, une capitale intense et vivante

Tunis a été mon premier point de repère. La capitale donne immédiatement l’impression d’une ville en mouvement permanent. La circulation, les commerces, les cafés, les transports et les conversations créent une animation continue.

À mesure que l’on se déplace, les ambiances changent rapidement. Les grandes avenues et les quartiers modernes laissent progressivement place aux rues plus étroites, aux échoppes et aux passages de la médina. Ce contraste fait partie de l’identité de Tunis.

Une ruelle de la médina, entre pierre, blanc et bougainvilliers.

Une porte traditionnelle aux motifs bleus.

La ville ne se découvre pas seulement à travers ses monuments. Elle s’observe aussi dans la vie quotidienne : les vendeurs, les terrasses, les marchés et les déplacements des habitants. Tunis peut paraître bruyante et désordonnée au premier regard, mais cette énergie constitue précisément l’un de ses attraits.

Une cour intérieure décorée de faïences et de boiseries vertes.

Un repère urbain au cœur de la capitale.

La Marsa, une respiration au bord de la mer

À quelques kilomètres de l’agitation de la capitale, La Marsa propose un rythme très différent. La proximité de la mer, la promenade et les nombreux cafés donnent à la ville une atmosphère plus détendue.

La Marsa au coucher du soleil.

Faïences, calligraphies et architecture religieuse.

Des escaliers bleus conduisent vers la plage.

C’est un lieu où l’on prend davantage le temps de marcher, de s’asseoir en terrasse ou simplement d’observer le paysage. La ville reste animée, notamment en fin de journée, mais elle offre une véritable respiration après le centre de Tunis.

Cette proximité m’a particulièrement marqué : en peu de temps, il est possible de quitter les rues très fréquentées de la capitale pour retrouver l’air marin et un cadre plus paisible.

« Quelques kilomètres suffisent parfois pour passer de l’agitation d’une capitale au calme d’un port ou d’un village tourné vers la Méditerranée. »

Sidi Bou Saïd, entre carte postale et vie quotidienne

Sidi Bou Saïd est probablement l’un des lieux les plus reconnaissables du pays. Les façades blanches, les portes bleues, les ruelles en pente et les vues sur la mer composent un décor immédiatement identifiable.

Une maison blanche encadrée par un bougainvillier éclatant.

Depuis les hauteurs du village, la vue s’ouvre sur le port.

Au-delà de cette image de carte postale, le village reste vivant. Les visiteurs se croisent dans les petites rues, s’arrêtent devant les boutiques ou profitent des cafés donnant sur la Méditerranée. La promenade demande parfois un peu d’effort en raison des montées, mais elle dévoile progressivement de nouveaux points de vue.

Devant les portes bleues emblématiques du village.

Thé à la menthe et pâtisseries : une pause devenue rituel.

Les ruelles gardent leur animation après le coucher du soleil.

Sidi Bou Saïd est très touristique, mais son charme demeure réel. La lumière, les couleurs et l’architecture lui donnent une atmosphère particulière, différente de celle de La Marsa pourtant située à proximité.

Bizerte, le charme tranquille du nord tunisien

Bizerte m’a laissé une impression de tranquillité. La ville semble avancer à un rythme plus lent que Tunis ou Sousse, notamment autour de son port et de ses rues proches de la mer.

Le vieux port de Bizerte et ses embarcations colorées.

Les bateaux, les terrasses et les façades forment un ensemble simple et agréable. On y retrouve une relation très présente avec la mer, non seulement comme décor, mais aussi comme élément du quotidien.

Une eau claire ouverte sur le littoral du nord.

Le marché, cœur vivant de la ville.

Bizerte ne cherche pas nécessairement à impressionner immédiatement. Son intérêt réside davantage dans son ambiance, dans les détails de ses rues et dans le calme que l’on ressent en s’éloignant des zones les plus fréquentées.

Sousse, entre médina et station balnéaire

Sousse offre encore un autre visage de la Tunisie. La ville mêle patrimoine, activité commerciale et tourisme balnéaire. Dès l’arrivée, son animation la distingue de Bizerte ou de Hammamet.

Une ruelle fleurie de la médina.

Un café traditionnel richement décoré.

Faïences et couleurs tunisiennes dans les rues anciennes.

La médina constitue l’un des lieux les plus marquants de la visite. Ses ruelles, ses commerces et ses bâtiments donnent le sentiment de pénétrer dans un espace à part, tout en restant au cœur d’une ville moderne et active.

Une façade traditionnelle aux volets bleus et à la porte jaune.

Céramiques, poteries et souvenirs : l’artisanat occupe une place centrale dans les souks.

En quittant les rues anciennes, on retrouve rapidement de grandes avenues, des hôtels, des restaurants et le bord de mer. Cette proximité entre des univers très différents résume bien l’identité de Sousse.

Sousse, entre palmiers, promenade et Méditerranée.

Une mer claire à quelques pas du centre-ville.

Hammamet, une ville tournée vers la détente

Hammamet est souvent associée aux vacances, aux hôtels et aux plages. Pourtant, la ville ne se résume pas à ses installations touristiques. La promenade autour de la médina et du littoral permet de découvrir une atmosphère plus paisible.

Une façade décorée de mosaïques et de calligraphies.

Ruelles blanches, portes bleues et géraniums.

Une médina animée et décorée de fanions colorés.

Comparée à Sousse, Hammamet m’a semblé plus calme et davantage tournée vers le repos. On y vient moins pour l’agitation que pour profiter du paysage et ralentir le rythme de la journée.

Le littoral de Hammamet, entre sentier et mer.

La plage et la kasbah au loin.

Cette étape m’a également permis de constater que les villes côtières tunisiennes possèdent chacune leur personnalité. Même lorsqu’elles partagent la mer, les plages et une activité touristique importante, elles ne procurent pas les mêmes sensations.

Haouaria, une excursion au plus près de la nature

L’excursion à Haouaria a été l’une des expériences les plus différentes de mon séjour. Après plusieurs visites urbaines, cette sortie m’a permis de découvrir un environnement plus naturel et plus sauvage.

À l’intérieur d’une grotte ouverte sur la mer.

Le littoral rocheux de Haouaria et ses eaux turquoise.

L’exploration des grottes offre un rapport direct avec la roche, la mer et le relief. L’activité demande davantage d’attention et d’effort qu’une promenade dans une médina, mais elle rend l’expérience plus immersive.

À certains endroits, le paysage donne une impression d’isolement, loin de l’agitation des grandes villes et des stations touristiques. Haouaria rappelle ainsi que la Tunisie ne se limite pas à ses plages aménagées ou à ses centres historiques : le pays possède aussi des paysages propices à la marche, aux excursions et à l’aventure.

Plusieurs villes, plusieurs manières de découvrir la Tunisie

Ces différentes visites m’ont permis de mieux comprendre la diversité du pays. Tunis représente l’intensité de la capitale. La Marsa offre une pause face à la mer. Sidi Bou Saïd se distingue par ses couleurs et son architecture. Bizerte séduit par son calme, tandis que Sousse associe patrimoine et animation. Hammamet invite davantage à la détente, alors que Haouaria propose une expérience tournée vers la nature.

Au-delà des paysages et des monuments, ces déplacements ont aussi été l’occasion d’observer les habitudes locales, d’utiliser différents moyens de transport et de rencontrer des personnes toujours prêtes à donner une indication ou un conseil.

Mon parcours reste encore incomplet et de nombreuses régions demeurent à découvrir. Mais ces premières étapes montrent déjà qu’il n’existe pas une seule Tunisie. Le pays change de visage selon les villes, les quartiers et les paysages traversés. C’est peut-être ce qui rend sa découverte aussi intéressante.

Note de l’auteur : cet article relate une expérience personnelle menée pendant un stage en Tunisie. Texte et photographies : Jules Le Pape, stagiaire au Point TN.

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