Business et finances

La BTE signe son retour aux bénéfices au premier semestre 2026

 

La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) a

bouclé le premier semestre 2026 sur un résultat net de 1,4 million de dinars, redressant la barre après une lourde perte de 5,5 millions de dinars enregistrée un an auparavant. Cette performance commerciale encourageante, marquée par une progression du produit net bancaire à 43,6 millions de dinars (contre 34,8 millions au premier semestre 2025) et un résultat d’exploitation redevenu positif à 1,4 million de dinars, s’appuie également sur la dynamique de son bilan : le total actif atteint 1,74 milliard de dinars, tiré par des encours nets de crédits de 1,17 milliard et une collecte de dépôts en hausse à 1,31 milliard de dinars. L’établissement a en outre renforcé ses liquidités grâce à une plus-value de cession de 5,9 millions de dinars tirée de la vente de ses participations dans la BNA pour un montant global de 10,1 millions de dinars (à un cours moyen de 13,66 dinars l’action), permettant d’afficher un bénéfice semestriel facial de 0,26 dinar par titre.

​Cette embellie opérationnelle masque toutefois une situation réglementaire critique et une rentabilité finale quasiment absorbée par le passif fiscal. D’une part, les ratios prudentiels de solvabilité et de Tier I s’enfoncent à un niveau alarmant de -0,2 %, très loin des seuils légaux de 10 % et 7 % imposés par la Banque centrale de Tunisie, tandis que les fonds propres de base demeurent négatifs (-2,7 millions de dinars) et que les capitaux propres comptables (29,1 millions) restent nettement inférieurs au plancher statutaire de 50 millions de dinars exigé par la loi bancaire. D’autre part, la prise en compte de corrections comptables antérieures d’un montant de 1,36 million de dinars — issues d’un redressement fiscal sur 2021-2024 négocié à 583 000 dinars sous amnistie, ainsi que de la remise en cause d’un avantage fiscal de 348 000 dinars lié à BTE SICAR — fait retomber le bénéfice net réel à un niveau marginal d’environ 48 000 dinars, rendant incontournable une recapitalisation rapide de l’établissement.

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