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Eau, énergie et climat » : l’IA au service d’infrastructures plus intelligentes et résilientes

Pour sa première journée, le jeudi 5 novembre 2026, le Salon de l’économie verte, de la finance responsable et du développement durable a consacré son deuxième panel à une question au cœur des préoccupations de la Tunisie et de la région : quels cas d’usage de l’intelligence artificielle peuvent rendre les infrastructures de l’eau, de l’énergie et du climat plus intelligentes et plus résilientes ?

La séance s’est tenue au Centre international des conférences, au siège de l’UTICA à Tunis, dans le cadre de la troisième édition du Salon, placée sous le thème « IA4EARTH : Innover pour un monde durable ».

Le panel était modéré par Dr Nadia Mansour, experte en finance durable, conférencière internationale et enseignante-chercheuse. Il s’est ouvert sur une keynote de Dr Aida Robbana, cheffe du Bureau d’ONU-Habitat en Tunisie. Ont ensuite pris part aux échanges Dr Alix Willemez, experte en gouvernance climatique ; Dr Mohamed Hayouni, maître de conférences en télécommunications à l’ISI du Kef ; Mme Saloua Languar, docteure en sciences politiques et sociales ; et Mme Zeineb Kassouk, enseignante-chercheuse en géomatique à l’Institut national agronomique de Tunisie.

Fil conducteur des débats : passer de la simple optimisation des ressources à une véritable transformation durable des infrastructures. Dans le secteur de l’eau, l’IA permet de détecter les fuites sur les réseaux, d’anticiper la demande et d’optimiser l’irrigation.

Ce sont des enjeux vitaux pour un pays confronté à un stress hydrique croissant. Dans le domaine de l’énergie, les algorithmes aident à maîtriser la consommation, à intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique et à prévoir leur production, par nature variable. Sur le plan climatique, la modélisation, les données géospatiales et l’imagerie satellitaire peuvent soutenir l’alerte précoce face aux phénomènes extrêmes et accompagner l’adaptation des villes.

Le panel a réuni des approches complémentaires : technique, géospatiale, institutionnelle et sociale. Au-delà du potentiel technologique, les discussions ont porté sur la gouvernance, la qualité des données, la formation des compétences et les conditions de passage de ces solutions vers des politiques publiques et des projets concrets.

Dr Mohamed Hayouni a ainsi présenté l’expérience de l’Université de Jendouba dans des compétitions consacrées à l’IA. Cette université fait partie des universités de l’intérieur du pays qui participent au Salon pour la première fois cette année. Sa présence illustre la volonté des organisateurs de rapprocher l’université du monde économique et de valoriser la recherche au-delà de la capitale.

Ce panel s’inscrit dans un programme scientifique de deux jours, orienté vers plusieurs Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment ceux liés à l’eau, à l’environnement, à l’innovation et à la jeunesse. Plus de 45 experts et chercheurs l’animent, aux côtés de représentants des ministères concernés et de partenaires internationaux et académiques. Les travaux se poursuivent le vendredi 6 novembre avec de nouveaux panels et ateliers, avant l’annonce des lauréats du « IA4EARTH Startup Challenge ».

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