Pour la deuxième et dernière journée de ses travaux, le vendredi 6 novembre 2026, le Salon de l’économie verte, de la finance responsable et du développement durable a consacré son quatrième panel à une question décisive : comment faire passer les solutions d’intelligence artificielle durable du stade de l’idée et du prototype à celui de l’impact réel sur l’économie et la société ? Intitulé « De l’innovation à l’impact : financer, valoriser et déployer l’IA durable à grande échelle », le panel s’est tenu au Centre international des conférences, au siège de l’UTICA à Tunis.
Il s’inscrivait dans le cadre de la troisième édition du Salon, placée sous le thème « IA4EARTH : Innover pour un monde durable ».
Le panel a réuni des acteurs de premier plan de la finance, de l’investissement, de l’université et de l’entrepreneuriat. Y ont pris part M. Mohamed Salah Frad, expert financier et directeur général d’UGFS North Africa, et M. Ahmed El Karm, figure majeure du secteur bancaire et financier tunisien et président du conseil d’administration de Tunisie Leasing & Factoring.
Les rejoignaient Mme Hedia El Mraihi, experte en finance durable, ESG et inclusion financière, ainsi que la Pr Olfa Kammoun, directrice du Pôle de l’Étudiant-Entrepreneur de l’Université de Tunis et experte en innovation et entrepreneuriat. Complétaient le panel M. Moneim Taieb, commissaire général adjoint du Salon, expert-comptable et président de l’Association des jeunes experts-comptables, et Mme Souha Bejaoui, ingénieure polytechnicienne, entrepreneure et CEO de ProVerdy.
Les échanges ont porté sur le maillon qui se rompt souvent entre l’innovation et le marché. Pour réussir, les projets prometteurs d’IA verte ont besoin de bonnes idées, mais aussi d’instruments de financement adaptés à chaque étape de leur croissance, du capital-risque au crédit bancaire et au leasing.
Ils ont également besoin de référentiels clairs de mesure de leur impact environnemental et social, capables de rassurer les investisseurs, et d’un écosystème d’accompagnement qui commence à l’université et se prolonge jusqu’au marché.
La diversité des profils réunis a permis d’aborder la question sous plusieurs angles complémentaires : celui de l’investisseur et du financeur, celui de l’expert en normes de durabilité et en audit, celui de l’université qui incube les initiatives étudiantes, et celui de l’entrepreneure confrontée sur le terrain aux défis de la croissance.
Ce panel prend une résonance particulière dans un contexte tunisien où le tissu économique, en particulier les PME et les startups, peine à accéder au financement. Dans le même temps, les partenaires internationaux se montrent de plus en plus exigeants en matière de transparence et d’empreinte carbone. Dans cette perspective, la finance responsable et les critères ESG apparaissent comme un levier pour transformer l’innovation technologique en valeur économique, en emplois et en impact environnemental tangible, plutôt que comme de simples contraintes supplémentaires.
Ce panel est venu clore un programme scientifique de deux jours, animé par plus de 45 experts et chercheurs, en attendant les recommandations qui seront issues des travaux du Salon





