Au premier semestre 2026, le groupe Ennakl Automobiles enregistre un bilan mitigé, conjuguant progression d’activité et érosion notable de sa rentabilité. Le chiffre d’affaires consolidé affiche en effet une hausse de 4,62 % pour atteindre 368,37 MDT, mais le résultat net part du groupe recule quant à lui de 19,3 % pour s’établir à 29,97 MDT, ramenant le bénéfice par action de 1,238 dinar un an auparavant à 0,999 dinar.
Ce tassement des résultats provient d’un effet de ciseau sur les marges, le coût global des ventes ayant progressé plus rapidement (+8,9 % à 304,65 MDT) que les revenus, ce qui a entraîné une baisse de 11,8 % de la marge brute, fixée à 63,72 MDT. Sur le segment prépondérant des véhicules neufs, la progression du chiffre d’affaires est restée timide (+2,5 % à 296,43 MDT) face à des coûts en hausse de 7,3 %. En revanche, l’activité liée aux pièces de rechange, accessoires et lubrifiants a maintenu un rythme soutenu avec une progression de 15,5 % de ses ventes (65,36 MDT), tout comme la location de véhicules via la marque Hertz opérée par STLV (+17,4 % à 3,45 MDT), alors que le marché des véhicules d’occasion a connu un net repli à 1,17 MDT. Conjuguée à la légère hausse des charges commerciales et administratives, cette contraction de la marge brute a fait chuter le résultat d’exploitation de 25,9 % à 30,93 MDT, un recul seulement atténué par le pôle financier dont le résultat net a atteint 10,28 MDT grâce aux dividendes encaissés.
Sur le plan financier et patrimonial, le total de bilan s’est élargi à 834,25 MDT contre 630,30 MDT fin 2025, traduisant d’importants besoins de trésorerie opérationnelle. Les créances clients ont bondi de 37,5 % à 190,88 MDT, tirées notamment par les effets escomptés non échus, tandis que les stocks ont progressé pour inclure près de 87 MDT de véhicules neufs en cours de dédouanement. Cette situation a conduit à des flux d’exploitation négatifs de -5,66 MDT et à un gonflement des dettes financières à court terme, passées de 20,14 à 65,55 MDT, portant le ratio d’endettement à 36 %. Pour faire face à ces exigences d’exploitation, financer les investissements et intégrer la part des dividendes à payer, l’entreprise a mobilisé des crédits de gestion, émis des billets à ordre et bénéficié d’une avance de 14 MDT de son actionnaire de référence, PGI Holding, permettant de clôturer le semestre avec une trésorerie globale de 54,44 MDT.
Enfin, la période a été marquée par la consolidation de la filiale STLV via une augmentation de capital de 7 MDT souscrite par la maison-mère, l’approbation en assemblée générale d’un emprunt obligataire par placement privé d’un montant maximal de 100 MDT, ainsi que par l’entrée en vigueur de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie régissant le financement des importations non prioritaires, dont les retombées financières précises restent à mesurer.





